Thé ou café?

Discussion dans 'Pause jardinage' créé par Bénédict, 20 Septembre 2017.

  1. Bénédict

    Bénédict Lorrain(e) occasionnel(le)

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    Bonsoir,

    philosophique ou non la question se pose parfois.

    Un internaute me pose justement ladite .
    Un peu de réflexion ,un peu d’honnêteté, le thé et moi, comme passer un ruisseau en sautant sur les cailloux.

    Bonjour J*****
    ta question m'amuse et j'y réponds volontiers
    Mais j'aurais des éléments à ajouter.
    Pour moi, le thé, dans l'enfance c'était camomille quand j'étais malade, en allemand, thé/tchai et tisane, c'est pareil, une infusion d'herbes ,quoi.

    Puis, c'est culturel ou par défaut, au distrib du lycée, le café était tellement infect que le thé citron semblait presque bon, actuellement, même pas pour laver la voiture, il bouffe les chromes.
    Puis des amis asiatiques, là, j'ai commencé à aimer le thé, du noir fumé, ou du Darjeeling.

    Une pause café et une amie israélienne, son thé, une horreur, que l'eau du Sinaï en semble délicieuse.
    Pour savoir ce que l'on en fait, navré, je n'ai pas trouvé la version française ni yddish que j'ai interprétée sur une péniche, à Thionville, on fait ce que l'on peut, juste l'intro est amusante,
    il manque la réplique culte, sur un balcon de Haïfa, deux paumés, "Ce soir ,c'est fête ,Jacobi, je refais du thé"
    Regard vers la mer.


    Puis grand silence théiesque.

    Une amie, très proche me convainc d'y revenir, d'autant plus aisé que je n'aime plus le café à hautes doses.
    Alors, les arcanes des petits producteurs, des mélanges sur mesure, souvent de la vanille, des fleurs, des agrumes. Souvent noir, parfois vert,
    Je me régale.
    Oui, mais cela pour la maison, la cuisine embaume.
    Pour le travail, des sachets, pas évident de trimbaler et nettoyer la boule à thé, et aucune envie de me le faire chiper, alors, dans une thermos d''acier, bien noir, et amer.
    Et surtout, pas de tasse à thé, ni à café, la soucoupe vicieuse, glissante, l'anse qui se refuse à mes doigts, la cuillère fuyante, les taches en embuscade, le sucre qui éclabousse ou déborde, non, juste le bon vieux mug, culotté et rassurant, fidèle et amusant.
    Pas question de me l'emprunter.

    Et vous, thé, café, tisane, rien?

    Clark Gable disait qu'au cinéma, il n'y a rien de pire qu'un dialogue durant lequel on boit du thé glacé, il avait tout compris, sauf que chaud et fumant il donne un regard plus envoûtant, si on ne se brûle pas.
    https://www.google.fr/search?rlz=1C1AVNC_enFR584FR584&biw=1866&bih=885&tbm=isch&sa=1&q=clark gable marylin misfitt&oq=clark gable marylin misfitt&gs_l=psy-ab.3...7585.9321.0.13041.2.2.0.0.0.0.82.163.2.2.0....0...1.1.64.psy-ab..0.0.0....0.Nwv7VFdV-UI#imgrc=pf5ECfESVBBF9M:

    désolé, il est plus aisé de le trouver avec Marilyn qu'avec une tasse de thé, mais c'est tout aussi chaud.
     
    Dernière édition: 20 Septembre 2017
  2. Bénédict

    Bénédict Lorrain(e) occasionnel(le)

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    J'oubliais,

    Gamin, ma grand mère, Oma, on était trois générations sous le même toit, la même maison, de famille évidemment, je ne compte pas les animaux, là ,il y avait bien plus de générations, elles étaient mangées en cours de route, surtout les poules et les lapins, donc Oma , au petit matin, je me demande si parfois elle dormait, préparait le café, pansu, piqueté, un truc en alu, sur le coin du feu, la cuisinière à charbon, l'été dans la cuisine, assez torride, un peu de café, grossièrement moulu dans le Peugeot usé, plein de chicorée en minuscule cubes brun sombre, ils collent aux doigts, un poil de sel, de l'eau qui frémit toute la journée, on en rajoute pour maintenir à niveau, de plus en plus clair.
    Pas étonnant que l'on préfère le "café au lait" et plus tard le lait Ricorré.
    Pour nous, les voisins, le facteur,....une odeur habituelle de brûlé.
    Collante et particulière d'une maison vivante et accueillante.
    Parfois mêlée de potée ou de pot au feu, pour le poisson et la choucroute, on aère, elles sont incongrues, pas gemütlich.
    On ajoute la tarte, un peu acide, sauf la rondeur de celle au fromage et à la cannelle, le gâteau, doré qui lève, luisant, odorant de fleur d'oranger, d’œuf , de sucre, juste cuit, parfois acide et étranger, le citron,promesse d'exotisme, financiers ou madeleines, bombés à exploser, fumants.

    Soyons honnêtes, le café, il n'énervait que parce qu'il était infect.
    Je comprends que certains, de passage lui préféraient le schnaps tord boyaux de Opa, il faisait moins de ravages.

    Devait' il être le père Fouettard de cette cuisine qui pouvait sentir tant de douceurs et de bonheurs, juste pour nous rappeler à notre triste condition, odeur des jours maigres, de carême, de tant d'interdits que ma grand mère transformait en fêtes.
    Le pire des pires, vendredi saint, je ne mets pas de majuscules par haine, jour maudit, merci au curé ...par pudeur , je n'en dirais rien pour cette période, j'ai été enfant de chœur, le plat typique, un ragoût de pommes de terre, juste ainsi,, un peu de saindoux, de l'oignon, des bintjes, de l'eau , du sel, du poivre, en principe, les hosties chipées dans la sacristie avaient plus de saveur, surtout avec de la confiture; mais Oma en faisait un plat délicieux, je ne sais pas où elle trichait avec le dogme, mais loin de faire pénitence, de quoi être bien repu.
    Ce n'ai que bien plus tard que j'ai compris, en préparant un Irish Stew comment elle avait transcendé son plat.
    à défaut de, euh, emprunter du vin blanc dans la réserve secrète de mon grand père, elle utilisait de la bière pour déglacer et étuver, c'est grandiose, je ne l'ai découvert que par hasard, des décennies plus tard, cherchant à restituer une saveur, je la savais, sans pouvoir la définir, l'analyser, un fantôme dans le nez, sans explications entre rôti et amer.
    Une douceur qui agace en se dérobant.
    J'aime lui rendre cet hommage.

    Mon premier geste, quand j'ai vécu seul, acheter une cafetière électrique, avec un filtre papier Mélita, et un paquet de café, cela devait être une daube pas chère, mais elle m'a semblé sublime.
    Depuis, j'en ai vu passé des crus, j'aime la fraîcheur, un peu de rondeur, l'acidité comme il faut, la longueur, vicieux dans le mélange j'ajoute parfois de la vanille ou du chocolat bien noir.
    Aujourd'hui, quand j'en prépare pour des invités, il est bio, éthique, arabica,d'altitude et tout frais, autant se faire plaisir.
    Un jour une amie m'envoie une boîte , un pot de Malango

    https://www.google.fr/search?rlz=1C...j0i10i24k1.0.rJqeLYp1K5E#imgrc=B5zvLXnV8D1gWM:

    j'apprécie, mais je peux trouver aisément,
    sauf que dedans, le pot bien lavé, se trouvent deux sachets de thé qu'elle avait fait préparer pour moi, l'un, thé noir, vanille, rose rouge, myrtille, pêche, hibiscus.
    L'autre, depuis longtemps épuisé , dire qu'il était aussi surprenant que délicieux.
    Elle me connaît bien.




    là, juste pour le plaisir.

    En fait, j'avoue avoir pris plaisir à vous raconter cela, un peu brouillon, mais j'aime, un peu avec les pieds en dehors de ce que je voulais dire, mais là, j'ai un peu le temps de divaguer.
    Certes, mais c'est du vécu.

    Alors, pourquoi n'y aurait il pas une zone libre pour nos souvenirs, nostalgies, émotions, le genre de trucs que l'on a envie de dire, de partager, de conserver,....???
    OK, pas les dernières news politiques ,sauf à ce qu'elles soient terriblement pertinentes ....
    Je vous laisse y penser.

    Il se pourrait que cela ne corresponde pas au concept originel, alors, je m'en excuse, je n'avais pas du tout lire il y a neuf ans.
     
  3. Bénédict

    Bénédict Lorrain(e) occasionnel(le)

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    Bon ,on oublie le reste,
    J'ai appelé un ami, fraîchement revosgien, chez lui, la neige est toujours présente, entre drue et épaisse, genre spinallienne.
    Gros bavardages.
    Mais pas autant que celui que j'ai eu avec un voisin,
    zut, pas assez rouquin, un peu gris du dos,
    donc, un dialogue muet , au travers d'une vitre avec un écureuil.
    Impossible, non, juste subtil, une chose, ne pas bouger brusquement.
    ma matinée en est sortie ravie.
    Je vais remettre des noisettes et noix.
    Ce que je ne comprends pas, ,c'est qu'il semble vouloir s'installer dans une ancienne "maison des oiseaux", fabriquée il y a des années juste pour faire joli.
    Un truc de carte de Noel, murs céladon, toit rouge, totalement kitsch.
    Sur le bord de ma fenêtre.
    Mais s'il s'installe, je ne vais pas le déranger, juste, il ne doit pas ronfler trop fort.
    Mais au fait, que faisait il encore dehors, il est bien temps pour lui de s'endormir bien roulé en boule.
    Ici ou dans les bois.



    il me reste plein de pipes, mais elles ne servent plus.
     
    Dernière édition: 2 Décembre 2017
  4. Bénédict

    Bénédict Lorrain(e) occasionnel(le)

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    Il,est revenu, le voyou, faisant tomber la neige des arbustes, oui, mais pas tout seul, la confrérie des rouquins.
    Petites traces dans le blanc du sol, au bout, un goupil, museau bien droit, oreilles dressées, ombre chaude dans la pâleur des lampadaires.
    Une patte levée, il ne risque pas de trouver de musaraigne.
    Tout le petit monde, hérisson, tortue,loir ,fouine,....dort.
    Même la chouette ne fait plus de bruit.
    Alors, petit renard, ne t'en prends pas à ma poubelle, je pourrais ne pas aimer.
     

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