Le jardin, c'est aussi pour manger

Discussion dans 'Pause jardinage' créé par Bénédict, 18 Août 2017.

  1. Bénédict

    Bénédict Lorrain(e) occasionnel(le)

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    tout est dans le titre.
    Nos jardins, et ceux des autres, outre le plaisir de la vue,du toucher, de l'odorat, tient fondamentalement notre survie, il est au départ sensé nous alimenter,ou tout au moins nous fournir de quoi le faire, totalement, sûrement plus, mais il nous aide, parfois beaucoup, parfois moins à préserver un art de vie, parfois rustre, sommaire mais si attachant.
    Partisans exclusifs du tout prêt, de l’industriel à outrance, passez votre chemin, je pense que vous n'êtes pas nombreux dans cette communauté, mais , vous êtes tout de même les bienvenus, votre curiosité prouve que aucun cas n'est inconvertible.
    Alors j'invite tout le monde à faire part des ses connaissances, habitudes discrètes, secrets subtils, pour constituer une ressource, au delà des livres parfois académiques ou convenus de nos expériences, de nos plaisirs au quotidien, simples, comme une salade de pissenlits ou plus élaborés, ou à une cuisson qui pourrait sentir le feu dans la cheminée.
    Je sais, cela a été entrepris, mais qui a lu ou lit encore "La Revue Populaire Lorraine", un peu réductrice déjà en Lorraine, que dire du Grand Est, (là je suis totalement perdu, qui suis je?)
    Soyons honnêtes, je ne cherche pas de sujet typiquement lorrains, mais je souhaite que ceux qui le souhaitent, disent et parlent de leurs plaisirs, depuis l'antiquité, nous sommes cosmopolites, alors assumons le.
     
    Clemath aime ça.
  2. Bénédict

    Bénédict Lorrain(e) occasionnel(le)

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    Bien entendu , le post précédent n'est ni anodin ni innocent.
    Ben oui, je triche un peu, mais est grave?

    Il pleut, chez vous peut être, ou cela viendra.
    Ici, c'est, si je peux dire, grosse ondée.

    Donc une envie de réconfort.
    Quand mon fils est rentré de vacances avec ses amis,tout bronzé, je suis jaloux,il m'avait demandé une tartiflette.
    Étonnant en plein"été", il en avait envie,sans doute marre des grillades et des salades de tomates, le comble de la sophistication pour de jeunes adultes, mais pourquoi pas, tartiflettes, raclettes ou fondues, j'adore en été, dehors, pas d'odeurs infectes au petit déjeuner.
    "pour combien de personnes?", ma question stupide,
    "Nous serons deux, toi et moi, prévois pour cinq/six"
    Tard dans la nuit il n'en est resté qu'un plat vide.

    Oui, il pleut et Brrrr, rien en promo pour mes projets, tout fonctionne au ralenti, rien pour la soupe de haricots /tomates/viandes de choucroute, ou pour un chili, (pas de panique, avec du bicarbonate de soude lors de la cuisson, aucun souci de digestion),qui tient bien au corps.

    Une idée,un Irish Stew, assez consistant, je sais, ce n'est pas lorrain, mais en y réfléchissant, on n'est pas éloigné de nos fondamentaux, cuire longtemps, une viande de proximité( la chèvre convient, la vache de réforme aussi), qui nourrit et que l'on peut soit réchauffer, soit garder au chaud.
    Je vais un peu modifier la recette des puristes, mais ils ne s'en privent pas.
    Alors,bon l'agneau, le mouton convient,la vieille bique aussi, il faut juste enlever la peau et la graisse externe, on peut cirer les bottes avec.
    Sinon, cela pue "trop".
    Donc, là gigot et souris, pas de collier en vue, zut.
    Cuire avec des oignons taillés gros, plein, des carottes,je fais des "quarts" de deux pouces( environ 5cm), du panais , pareil, mais il doit cuire moins longtemps,en fait, il rejoint les pommes de terre grenaille, coupées juste en deux, lavées mais pas épluchées à mi cuisson, une heure sur deux.
    On ajoute le thym, la sauge,le sel, le poivre,le laurier.
    Un peu de farine dans la cocotte, un petit roux irlandais, entourer la viande,et déglacer à la bière, la pire premier prix fera l'affaire.
    Bien mélanger, puis ajouter les herbes,persil,céleri,tiges d'oignons ou ciboulette, des aromates en cube.
    Ajouter lentement de l'eau pour maintenir un frémissement pour que le jus reste entre onctueux, il nappe, et soyeux, il coule doucement par vagues, il doit luire.
    Fermer la porte de la cuisine pour éloigner les importuns.
    Plus tard, juste avant de servir, parsemer de graines de coriandre et de fenouil.

    Oui, mais, la civilité impose quelques préliminaires.

    Préparer des crackers, je sais bien qu'une fois sur deux ils explosent dans la main qui les garnit.
    En prendre plusieurs à la fois fonctionne assez bien.
    y mettre une couche de fromage frais,des herbes du jardin,coriandre ,persil, fenouil, livèche,...,une tranche harmonieuse de concombre,un copeau de vieux Cheddar, une lamelle d'anchois, une rondelle d'olive, des câpres, du poivron confit, des fleurs de capucine ou de menthe...ce que vous avez et qui vous semble beau.
    Attention, si vous souhaitez les présenter pour le thé du goûter, les crackers ramollissent et c'est infect, à préparer au dernier moment.

    Pour accompagner ce repas rustique et frugal,
    un Martini rosé,ou un petit mélange Perlé de la Moselle Luxembourgeoise avec un sirop de rose ou mieux de violette, là on bluffe les invités.
    Surtout avec une petite fleur de bourrache mauve qui nage entre les volutes. Velue et poivrée, géniale dans des salades, tant pour l'aspect que la saveur, elle sublime une salade de pommes de terre, essayez..

    On peut ajouter des micro bouchées, on en trouve dans toutes les Gms, il suffit de bien les utiliser.
    -tièdes mais pas réellement chaudes, sinon la cata.
    -au foie confit de lotte fumé, incroyable et aisément disponible en boîte entre les sardines et les maquereaux.
    Le frais , j'ai testé, si j'adore, le reste de la tribu me déteste sur ce plan, mais je ne renonce pas.
    -aux noix /noisettes et roquefort ou bleu (attention aux allergies).
    Juste super miam entre le moelleux fondant et le doux craquant/croquant.

    Pour le plat, une Guiness, un rosé âpre et tannique, genre Rioja jeune, du whisky ou du thé bien noir, je n'ose dire gun powlder, non c'est infect, un Darjeeling un peu fumé..c'est mieux.

    En principe,
    en cas de survivants,
    un cheesecake, en fait une tarte au fromage blanc, sa différence vient du fait que tout est inversé, genre conduite à gauche,je ne critique pas, je constate.
    Donc, la pâte, un mélange de biscuits broyés, des spéculoos en l'occasion, de beurre et de farine, un genre de pâte sablée à moitié cuite et bien fragile.
    Dedans,dessus,du fromage blanc aigre doux, un peu d’œuf, du sucre, des épices à vin chaud, des amandes pilées et, touche locale, des demi mirabelles.

    Je pense que la sieste sera de mise.

    Non , pas de parcours de croquet, pas la place, et mon fétiche est resté au pied des Pyrénées.

    Toutefois, que l'on me jette la pierre et le cendrier, un bon gros cigare cubain ne me déplairait pas.

    Amoral, direz vous, non juste un peu hédoniste.
    La face caché du Lorrain, que l'on pense résigné et petit d'esprit, juste un peu courbé pour laisser passer les vents de l'histoire pour toujours et encore se redresser.
     
  3. Valérie

    Valérie Lorrain(e) impliqué(e)

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    Bon, ça semble savoureux mais pas trop de légumes du jardin dans tout ceci!

    Ici nous mangeons courgettes, tomates, concombres, haricots, choux raves, basilic, carottes, salade, roquette, poivrons, aubergines... et nous congelons et mettons en conserve un jour sur deux. le tout cuisiné assez simple car je fais attention à ne pas surcharger mon corps...
    A ce propos, j'ai une variété de poivrons petits, en forme de tomates, jaunes et qui deviennent rouges à la maturité et qui sont souvent très pimentés... je voulais faire une sorte de pâte qui se conserve et que j'ajouterais selon mes envies dans mon assiette (Mon homme n'aime pas le pimenté)

    avez vous ça dans vos placards? j'avais acheté une fois une pâte de curry pimentée et citronellée, qui se conservait bien au frigo une fois entamée...

    Bon je vais chercher une recette sur le net mais des fois que vous ayez cela...
     
    MamLéa aime ça.
  4. Bénédict

    Bénédict Lorrain(e) occasionnel(le)

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    Je dois avoir cela dans mes réserves.

    A priori le piment est "moyen", donc il décape, pour les conserver, parfois au vinaigre chaud, genre cornichon, parfois à l'huile, l'olive n'apporte pas grand chose, toujours garder à l'abri de l'air sinon les moisissures présentes sur le fruit rappliquent à tout va,et de la lumière, le piment marron n'est pas glamour, et/ou, mélangé à un peu de pulpe de tomate pour donner, corps ,texture et volume,(c'est plus aisé d'en remettre que d'en enlever, d'où l'importance du volume.) et de l'ail pilé frais, des petits bocaux à stériliser, une fois ouvert, égaliser la surface et couvrir d'huile, olive dans ce cas, mais ne pas traîner pour l'utiliser, donc , des petits pots sont bienvenus, genre ceux que l'on emmène du petit déj dans les hôtels.
    Jetez la confiote, elle est immonde.

    Autre solution, toute simple, les couper en deux, enlever les graines et les téguments blancs/placenta, là se trouve le caractère très piquant, mettre dans un pot avec un peu de riz au fond, sans fermer,pour déshydrater, et puis s'en servir comme piment sec ou paprika selon la force, mais le caractère acidulé disparaît.
     
  5. Bénédict

    Bénédict Lorrain(e) occasionnel(le)

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    Pas trop de légumes du jardin, oui, mais pour suivre la journée de l'ail(et de l'oignon) mes amis ont tout dévoré, c'était le but.

    Purée, il ne faut pas (trop) vieillir, il y a des choses qui rappelle que les méga bêtises sont loin, mais non, je suis encore capable de pire, fermons la parenthèse.
    Petit bavardage avec petit dernier.
    "Ce soir, j'ai invité une personne", bon, j'ai l'habitude de voir débarquer sa bande de géants velus pour un dîner ou un bœuf, chacun a ses habitudes et connaît les règles, les clés des voitures sont planquées, les lieux de couchage ouverts, petit déj et brosses à dents à volonté.
    Pourtant, je sens une réticence.
    "Euh, la personne est végétarienne"
    Pas de soucis, j'ai connu, végétarien?, végétalien? végan?,là, je te déshérite, je ne veux pas renoncer au cuir du canapé et des chaussures, ni aux laines de mes habits ou chapeaux.
    "Non, elle est juste végétarienne."
    Je l'attendais depuis quelques mois.
    Pas compliqué de deviner une liaison, celle là semblait tenir la route, de ses amies de passage, j'en ai connues, avec toujours la même consigne,"Tu ne parles pas de *******."
    Bon, cela, il le gère comme il l'entend.
    Mais moi, dans ce scénar, je fais quoi?
    Le dîner pardi.
    alors première option, une tartiflette, mais j'en ai déjà préparée une il y a deux semaine, merci les réveils lourds et ballonnés.
    Mais, je ne suis pas décideur, je pars pour mes emplettes.
    Oui, mais, une promo sur la choucroute, je ne sais pas si je vous en ai parlé, la choucroute végétarienne à l'eau, pour d'autres raisons, nous avons terminé à la gendarmerie.
    Donc à exclure.
    Oui, mais il y a mon ex belle mère, avec elle une réelle affinité.
    De mon côté, une soupe? de haricots en fin de course dans une béchamel aux champignons en boîte, je suppose pour un jour maigre et frugal, des Leffenschissbohnen.
    J'ai essayé avec mes enfants, le bide total, le roux raté, la cuisine à repeindre.
    Et, Flora, sa recette, les haricots en bout de course, le petit jus des tomates parties vers le concentré, on mélange les deux, c'est le Paradis d'Aout, même la Vierge se ressert.
    Nous composons, le meilleur de chaque.
    J'avoue, un peu espiègle, j'en amène à mon beau père, ce ex, n'est pas dans notre relation, il adore, mais je ne dois pas en parler à sa nouvelle compagne, nous avons plein de petits secrets.
    Donc, une nouvelle recette s'impose.
    La soupe aux haricots et à la tomate.

    Une soupe aux haricots ,sans viande, alors qu'elle dérive d'une choucroute.
    La viande, elle attendra demain, après le départ de celle qui n'aime pas.
    Aucun jugement de valeurs ou de quoi que ce soit.

    Elle plongera dans les légumes, sans affres ni soucis.
    Pour le moment, petit tablier vert et chapeau fleuri,
    un fond d'huile d'olive, pleins d'oignons, hachés grossièrement, de l'ail écrasé,du céleri branche en tronçons, des poireaux en rondelle, des champignons émincés, une bonne couche de carottes en rondelles, des haricots émincés, des pommes de terre, menues, pas épluchées, juste débitées en quartiers, sel, poivre. ,thym, persil, carré de bouillon, Maggi, muscade.
    On laisse frémir, une bonne heure.
    Les haricots, on peut toujours, surtout en hiver, trouver dans les surgelés, mais de grâce, pas les extra ou super fins, chercher dans le grossier, fin ou de table ou d'Espagne, la saveur est incomparable.
    Là, cela peut sembler étrange, des gousses issues de mes haricots grimpants et surtout décoratifs "Espagne", oui, c'est non seulement beau et comestible, mais sacrément bon.
    Je n'ai pas besoin de reproductrices, alors, je cueille les gousses , genre costaud, juste grainées, et direction la cuisine.
    Tout mijote doucement.
    Le temps d'une sieste, j'ajoute une boîte de tomate pelée, même pas honte, je remue, goûte, rectifie.
    Cela doit être puissant,chaleureux, doux et prévenant, juste un équilibre à trouver.
    Je pense avoir trouvé l'équilibre.
    Demain, ou pas, les viandes fumées et saucisses retrouveront leur place douillette.

    La suite , quand, je n'en sais rien, aucune importance, une tarte aux abricots, aux amandes et à la vanille attend aussi.

    Pour les entrées, merci à mon séjour au Liban, Fraîcheur , menthe et concombre seront de mise.
    Là, c'est au frais.

    Bon, penser fort à autre chose, ne pas entrer dans la cuisine........c'est difficile.
     
  6. Valérie

    Valérie Lorrain(e) impliqué(e)

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    merci à toi

    J'avais trouvé de la purée à l'huile, du confit dans du vinaigre avec des épices, mais je crois que je vais faire simplissime: séchés au déshydrateur. Bon, je tenterai quand même une petite purée, peut être le faire sécher un chouilla avant de le mélanger au reste... J'adore dans la soupe.

    Bon eh bien bonne digestion!
     
  7. Bénédict

    Bénédict Lorrain(e) occasionnel(le)

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    J'aime les produits du jardin, pas forcément du mien.

    Petit dernier rentre d'une "session" mécanique d'avec son grand père, genre "maintenir vivante la Golf II pour une décennie" ce n'est pas gagné, mais beau papa avec une voiture neuve, pleine de trucs ,machins, aussi compliqués, électroniques, sujets à pannes sournoises, je ne le vois pas;
    on va lui réparer son fossile, sinon je suis bon pour lui trouver une 404, mais je risque de la garder pour moi, celle pimpante, luisante de mon mariage, je sais, il y a prescription.

    Revenons à nos jardins.
    Un vieux Tup, garanti d'origine, feue belle maman était "ambassadrice", empli de raisin.
    Je vous vois arriver, rien de plus fastoche, en promo dans tous les super trucs, pas cher, gros ,pulpeux, luisant et pruiné, sucré quand il éclate sous la dent......
    Non, un plant de plus de trente an, du raisin de vigne, blanc du côté de Sierck ou d'en face, Contz, il a survécu, entre gel ,cagnard et tailles sauvages.
    Et ses grappes menues, pauvresses juste entre verdure et timide jaune pâle, serrées pour se protéger, ne pas aller plus loin.
    Qu'en faire, les manger, une exploration, euh oui, pas mauvais, mais récurer les dents entre pulpe, peau et pépins, de quoi oblitérer le sourire pour les jours à venir.

    Alors, on presse, avares de jus, généreuses dans l'acide, les grappes se gaussent.
    Reste une chose, mi liquide, puis d'autres, le verjus, qu'en faire, le jeter, les porcs seraient malades, les terres infécondes, la rivière moussue.
    Nous passerons sur l'élimination de ce déchet, en fait un compost long lui convient.
    Revenons à nos moutons, enfin porcs pour le moment.

    Petite idée de recette, toute simple.
    On prend un carré de porc dans l'échine, genre à négocier avec le boucher, entre sec et moelleux, il en faut pour tout le monde,
    Une vielle marmite en fonte, une , cela pose le décor, mais deux, c'est plus efficace et génial qu'un truc en inox, pas trop décapée, un peu culottée, quoi, il reste un peu des saveurs précédentes.
    Une bonne graisse, canard, porc, margarine,j'ai des doutes, le temps de fondre, juste crépité un peu, un carré d'échine, les os en premier, pour les faire roussir, juste couleur caramel clair, on pivote, encore et encore pour colorer toutes les faces, puis les trognons, un, deux, tout est pris, on repose sur le dos, et on ajoute, ail, oignon, sel , poivre, thym, laurier, sauge, et les champignons, de Paris,et oui, des chanterelles, rincées à la va vite, essuyées en urgence, des carrés de lardon fumés, un brin de fenouil.
    Ensuite, oublier, le couvercle à demi fermé.
    Prendre un peu de jus, ajouter de la moutarde et du verjus, je truc qui reste des raisins verts broyés, filtré, ajouter un œuf, fouetter, ajouter doucement au jus de cuisson.
    Deux ou trois heures à feu tout doux, la sauce liée au dernier moment, juste régressif et superbe.
    Vicieux, les derniers raisins verts, dans le plat, juste avant de servir, avec des pluches de céleri feuille et de la sauge ciselée

    Vous, je ne sais pas, vous avez sans doute raté une étape, ou je raconte mal, mais nous, c'est super miam. avec des petites rattes au four, pas pelées, juste passées à la vapeur auparavant, avec de l'ail et du sel invisible.
    Peau boursouflée, tendue comme un tambour abandonné, craquante, croquante, emplies de brume de chaleur, aguicheuses.

    Ah oui, le sel invisible, un grand mystère de la nature, plein de réponses ont été envisagées, des réalistes aux déjantées.
    Foin de tout cela.
    Il faut,
    -un mixer tout bête
    -du sel, d'où qu'il vienne, le gros est top, les autres sont petits joueurs et parvenus de basse classe.

    Le sel file dans le miser/blender, une impulsion, deux ,trois, il vole, mais il ne faut pas le chauffer.
    A l'arrivée, un nuage de sel, goûtez le, c'est une explosion.
    Alors ,pour achever un plat, ou un cornet de frittes, il y a une alternative encore plus goûteuse et plus légère.
    Bon, pour la cuisson, cela ne convient pas.

    A vous, belle soirée.

     
  8. Bénédict

    Bénédict Lorrain(e) occasionnel(le)

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    Le temps est toujours aussi incertain que, il faut le dire ,triste, gris et froid, alors, un truc qui donne une idée de chaleur, on oublie les soirées plage, petit maillot, sable fin boissons fraîches et douce brise dans les paréos.

    Le bœuf bourguignon, toute une histoire, les recettes, les tentatives ratées, plein, toujours, vouloir aller plus vite,course en vain, oui, il faut apprendre à attendre.
    Grosse variation, mes beaux parents viennent déjeuner, mon bourguignon pas cuit, juste immonde, moi 0, belle maman 1+.
    Mais ,j'ai appris la patience et quelques astuces.
    Bon, pour tout dire, le vin n'est pas indispensable,( les puristes, rentrez vos boucliers),l'eau convient aussi bien.
    1) nettoyer la viande, le gras, raisonnable, n'est pas un problème,mais les pellicules conjonctives,il faut les virer, on peut les mettre à roussir dans les parures, puis on les jette .
    2) mariner la viande, juste quelques heures,dans une solution, liquide, persil, oignons, ail, sel, poivre, cumin, persil, muscade, et mangue verte en fines lamelles (ses enzymes attendrissent la viande en décomposant des fibres de protéines,goyaves ou papayes font de même, à chacun ses préférences,en fait, la mangue verte n'a aucune saveur, elle est seulement pénible à éplucher). Des anneaux de poireaux, des lames de fenouil.
    Plus tard, dans la nuit, je suis un oiseau de cette teneur,en fait,casseroles et sauteuses, lavées, culottées, mais pas récurées à l'émail.
    Chaudes, mais juste ce qu'il faut pour attendre et pouvoir démarrer rapidement.

    Comment cuire, une Bourgogne, après l'insulte à son vin,elle est entre deux lipides ; beurre au Nord, huile d'olive au Sud. Pas de vaine querelle entre beffrois et bastides,une trêve autour de l'huile de colza, neutre pour tous.

    La viande égouttée, séchée, rissole doucement, son liquide s'évapore et se fige au fond de la cocotte, la moment d'ajouter un peu de beurre (je sais, je triche), un peu de farine, juste que les bulles luisantes annoncent le roux.
    Déglacer d'un peu de liquide, gratter, mélanger, doucement, l'ensemble est pâteux, colle et se roule...
    Attendre un peu.
    Quand cela brille, ajouter la marinade, liquide et légumes, remuer vivement, bien mélanger.
    Puis les girolles, rincées rapidement, pas émincées, déchirées, elles se détachent en lanières.
    Un peu d'oignon et d'ail émincés, une toute petite ébullition
    Compléter de liquide, un petit frémissement, le couvercle entre ouvert pour une heure et demie.
    Ajouter deux ou trois bonnes cuillères de moutarde forte, si possible à grains, mélanger doucement, attendre une quinzaine de minutes,(ne pas promener le nez au dessus de la cocotte, cela décape fort),
    On laisse à petit feu, demi couvert, on ajoute parfois un peu de liquide, puis on remue doucement.

    Je ne joue pas le jeu,pour accompagner, carottes en quartiers et pdt vapeur, mais honte à moi, je déteste les tubercules farineux, alors loin de la Bintge, ce sera Charlotte ou Ratte, on éponge moins la sauce mais j'aime leur texture courageuse.
    Et ,oui, clandestins,de la patate douce et du panais, un peu connus, mais les pivots de cerfeuil, c'est géant.
    Si on est vicieux,quelques câpres, des copeaux de vieux cheddar, le vrai pas le truc fondu des mac machin ou du Gouda, tout aussi vieux.

    Et pour les très ,vachement pervers ou esthètes,
    de la poitrine fumée de porc, le bison convient aussi, mais c'est rare, donc bien sèche, voire confite dans le vent frisquet, grillée en vitesse entre deux plaques,,une fois froide, à réduire en poudre avec du gros sel,et des graines de fenouil(option), juste au moment de servir.



    En principe à grimper aux rideaux,
    inventée entre Vancouver et Montréal, suite à un défi, testée en partie pour un repas de fin de vendanges en Bourgogne, pas de regrets, et un "Tu reviens l'année prochaine", le vin, des "fonds de barriques" bien fréquentables.
    Celle qui m'a posé le défi, une belle inconnue que j'ai retrouvée par "hasard", au delà de Vancouver, à cinq km de chez moi, sauf que à cette époque ce n'était pas le cas, loin, très loin de là"
    Dans ce cas, un rendez vous, pied de la tour Vauban, un café près de là, un au revoir sur un parking et une très belle amitié. Œil complice du serveur.



    Amusez vous

    On peut presque tout remplacer par autre chose, mais alors il vaut mieux changer le titre.
    Sinon, à un moment, je trouvais le résultat trop acide, j'ai corrigé avec un peu de chocolat noir en copeau ,du à plus de 70% ,miam, la douceur et le velouté en plus.

     
  9. Bénédict

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    Il a été bien rincé, arrosé est en dessous de la vérité, mon jardin.
    Les pétales au sol, les jolies branches couvertes de baies bien trop arquées, il faudra tailler grave, des bouquets en perspective.
    Une récolte expresse de pommes, petites, parfois moches, mais délicieuses, des balles de tennis qui explosent de saveurs, une partie file en cuisine, je vous raconterai un jour.
    Mais hier, petite habitude, un thé, pas britannique, puisque dans un énorme bol et aux myrtilles, bien infusé , sombre et odorant.
    Sur la table de la cuisine, face à une porte fenêtre .
    Dehors, du vent, une lumière qui va et vient, gouttes de pluie, gouttes de soleil, un ballet.
    Un visiteur, du genre félin en l’occurrence.
    Assez dodu, le collier disparaît dans la toison.
    Gris lumineux, ardoise mouillée, des yeux jaunes ,lavés.
    Classique, il prend la pose, genre égyptien, regarde.
    Lentement, je lui dis bonjour,
    Il s'en va, revient, encore et encore, moi, je l'attends, bougeant lentement, lui, de plus en plus étonné, parfois sa tête balance, le regard se fait en coin.
    Son ultime passage, en ce qui me concerne, il y a parfois autre chose à faire que de s'amuser avec un chat, (protestation virulente de Garfield), il innove, plutôt que de se poser en maître de l'endroit, il se cache dans une potiche en grès céladon, ne dépassent que deux bouts de patte, et un museau accompagné d'yeux hallucinés.
    A côté de lui, un petit buddleia, qui dresse son unique fleur, des gouttes courbent son feuillage, jusqu'à tomber, fier, il se redresse avant de recommencer.

     
    Bernard aime ça.
  10. Bénédict

    Bénédict Lorrain(e) occasionnel(le)

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    8 Août 2008
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    Guénange

    Bonjour, toujours en mode sploutche, un peu agaçant.
    Les courgettes et autres pleurent sous les maladies, je vais couper, récolter si je peux, évacuer les branches flétries.
    Il reste des tomates, courageuses, et délicieuses.
    Sinon, pommes de terre, panais, céleris, sèchent avant de rejoindre le cellier.
    Une envie de lumière pour les topinambours, leurs dernières fleurs, petits soleils, pied de nez à la grisaille.

    https://www.google.fr/search?q=topi...AUICigB&biw=1869&bih=888#imgrc=x04Q3RzscDa6SM:

    je sais, jolis, mais sulfureux dans notre mémoire, les miens, cela parlera à des randonneurs, arrachés du côté du port de Bertrange, en fait Illange.
    Ils ont aimé mon jardin.
    Juste, envahissants.
     

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