Histoire Lorraine "Cétékicétéquoi"

Discussion dans 'Histoire Lorraine' créé par MamLéa, 26 Novembre 2010.

  1. Clemath

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    Charles Victor WOIRGARD dit BEAUREGARD (ou BEAURGARD)

    Charles Victor WOIRGARD dit BEAUREGARD (ou BEAURGARD) est né à Metz le 16 octobre 1764.
    Fils de Louis Alexandre BEAURGARD, et de Marie Joséphine, née DUTILLEUX, Charles Victor WOIRGARD s’engage au régiment suisse de DIESBACH en 1782. Il est nommé caporal en 1784 puis sergent en 1785. Élu lieutenant au 1er bataillon de volontaires de la Seine-Inférieure en janvier 1792, il devient lieutenant-colonel en second le 10 septembre 1792 à l’armée du Nord. Il sert à JEMMAPES et NEERWINDEN. Nommé général de brigade provisoire le 12 avril 1793, il est confirmé le 30 avril 1793.
    Suspendu de ses fonctions en octobre 1793, il est emprisonné puis remis en liberté en août 1794 et retrouve son grade. À l’armée de l’Ouest, il est destitué en 1796 par le général Hoche pour avoir favorisé le pillage et l’indiscipline. Mais il est blanchi par un conseil de guerre et retrouve son grade en décembre 1796. Le 26 mai 1798 à Soissons, il épouse Catherine Julie CHEVERIER qui lui donne 2 enfants, dont un fils, Jules Victor Pierre, né le 1er mars 1799, officier. En novembre 1799 à KEHL, à l’armée du Rhin, BEAUREGARD est commandant de BRISACH, puis le 11 février 1802 d’ALEXANDRIE en Piémont (Italie).
    Réformé le 4 septembre 1802, il est remis en activité le 17 avril 1809 et prend le commandement d'une brigade de dragons à l'armée d'Espagne le 19 juin 1809. Il est tué au combat de VALVERDE en Espagne, le 19 février 1810 à l’âge de 45 ans.

    Son nom BEAUREGARD est gravé sous l’Arc de Triomphe de l’Etoile – pilier ouest – 38e colonne.

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  2. jcb001

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    Le cimetière des Russes à Nancy et d'autres anciens cimetières


    Le lieu recherché était « le cimetière des russes » appelé aussi le cimetière de La Garenne à Nancy. Le terrain de 90 ares de vergers et jardins fut acquis le 22 Février 1806 par la municipalité de Nancy. Suite à des rapports médicaux qui signale le nombre élevé de décès notamment de militaires étrangers, le maire François-Antoine Lallemand qui exerce de 1798 à 1814, achète le terrain à la veuve Ducreux pour 4800 francs afin d’y inhumer ces militaires morts dans les « ambulances ». On y plante 71 sycomores en 1808 et en 1821 on l’appelle cimetière des russes car de nombreux militaires russes prisonniers y ont été enterrés sous l’Empire. C’est le sixième cimetière de Nancy. On enterrait aussi les suppliciés, exécutés jadis au Champ de Mars (avenue de la Garenne).Lorsqu’on examine les plans de la ville avec attention, ce cimetière des Russes se situait boulevard Jean Jaurès, selon un rectangle le long de ce boulevard juste avant le carrefour des rues de Mon-Désert et Prouvé lorsqu’on va vers le viaduc Kennedy.
    [​IMG]
    L’emplacement de l’ancien cimetière des Russes sur le plan de 1873
    (A noter aussi la « ferme » de Mon-Désert au niveau de l’actuelle église de Saint-Charles; l'origine de ce nom de Mon-Désert nous préoccupe parfois ...)

    Sur les anciens cimetières de Nancy :
    Replaçons- nous dans le contexte de l’époque.
    Le 12 juin 1804 (23 prairial an XII) parait le décret relatif au lieu d’inhumation.
    http://souvenirnapoleonien.blogspot.fr/2011/06/12-juin-1804-23-prairial-xii-decret.html
    On y trouve en particulier l’article 2 : « Il y aura hors de chacune de ces villes ou bourgs, à la distance de trente-cinq à quarante mètres au moins de leur enceinte, des terrains spécialement consacrés à l'inhumation des morts. »

    Les autorités locales tâtonnent et s'adaptent en fonction des besoins, d'où l'existence de plusieurs lieux de sépulture de petite superficie qui sont parfois de création récente sous le Consulat et l'Empire, ou qui ont été remis en service à ce moment.
    C'est ainsi que le 12 vendémiaire an XII l'on ouvre à nouveau le cimetière Saint-Jean et que l'on en crée un autre à l'Ouest du faubourg Saint-Pierre, en plus de ceux déjà existants, en l'occurrence sur les glacis, prairie de Tomblaine et aux Trois-Maisons.

    Le faubourg des Trois-Maisons eut trois cimetières successifs: un cimetière vers son église, sur l'emplacement actuel de l’église Saint-Fiacre, un cimetière établi en 1732 dans les glacis des fortifications, agrandi en 1821 et supprimé en 1842 (emplacement de l’ex imprimerie Berger-Levrault).
    En 1769, un troisième cimetière fut établi aux Trois-Maisons, rue de l’Atrie (reprise des cimetières de la Vieille-Ville.
    Dans la Ville-Neuve de Nancy, nous trouvons d'abord un cimetière dit Entre les deux villes, établi en 1624,unpeu plus haut que la place Stanislas, sur l'emplacement actuel de la Bibliothèque et des maisons voisines. Ce cimetière fut détruit lors de la construction de l'Esplanade.
    Les paroisses Saint-Sébastien et Saint- Roch avaient un cimetière commun, dans l’ancienne rue de l’Equitation. Ce cimetière, interdit en 1760, fut remplacé par le cimetière Saint-Jean situé au-delà de la porte. Les Juifs de Nancy qui, primitivement, avaient obtenu des ducs de Lorraine l'établissement d'un cimetière près de Laxou eurent leur nécropole particulière près de Saint-Jean, jusqu’en 1842 où elle fut transférée au flanc de Préville.
    La paroisse Saint-Nicolas avait d'abord son cimetière dans l'ancienne Tonderie, derrière le Noviciat des Jésuites. Ce cimetière, trop exigu, fut transféré hors les murs en 1775.Ce fut le cimetière de Saint-Nicolas.
    La paroisse Saint-Pierre, dès l'année 1740,eut aussi son cimetière,entourant l'église bâtie par Jennesson.
    Il faut signaler aussi le cimetière Saint-Thiébaut, le cimetière Saint-Julien, le cimetière des pestiférés à l’Asnée, le cimetière de Saint-Epvre et le cimetière des Russes, à Mon-Désert.
    Tels furent les principaux cimetières de Nancy jusqu’à l’ouverture de Préville en 1842 et du Sud en 1883.
    Ce n'est qu'en 1841 que l'on modernise radicalement les lieux de sépulture et la façon de concevoir les funérailles, avec la création de l'actuel cimetière de Préville ; les cimetières Saint-Jean, Saint-Pierre et de Trois-Maisons sont fermés l'année suivante, tandis que le corbillard remplace désormais les porteurs à bras.

    Sur l’époque où le cimetière a existé :
    Premier Empire : 18 mai 1804 – 14 avril 1814.
    Les municipalités doivent prévoir la création de nouveaux cimetières hors de villes :
    • respect du décret de 1804
    • nombreux décès de militaires par blessures et maladies.
    1806, achat des terrains pour réaliser un cimetière
    Le 14 octobre 1806 la bataille d’Iéna illustrée par Emile-Jean-Horace Vernet
    La Sixième Coalition (1812-1814) réunit le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande et l’Empire russe, rejoints plus tard par le Royaume de Prusse, puis par la Suède, l’Empire d’Autriche et un certain nombre d'États allemands contre la France de Napoléon, encore soutenue par l’Italie, le Danemark et un certain nombre d’États allemands.
    Janvier-avril 1814 : la campagne de France illustrée par la toile d’Horace Vernet. Les Russes en France.
    La campagne de France est la fin de la guerre liée à la Sixième coalition, qui se déroule de janvier à avril 1814 et pendant laquelle Napoléon tente d'éviter ou d'arrêter l'invasion de la France et de conserver son trône. Malgré plusieurs victoires et après l'entrée des troupes prussiennes et russes dans Paris, l'empereur abdique le 6 avril 814 et part en exil à l’île d’Elbe.

    Sur les rues avoisinantes :
    Une toute petite rue longeait le cimetière des Russes à laquelle le propriétaire du moment avait donné le nom de rue d’Alsace. On donna ensuite à cette rue le nom de Gérard d’Alsace, fondateur de la dynastie des Ducs de Lorraine ; elle allait de la rue Sainte-Marie à une voie particulière dite de la République. Sur le plan de 1873 la rue porte le nom de rue des Trois-Christophe, trois frères illustres nancéiens généraux qui firent les campagnes de la Révolution et de l’Empire. Ces trois frères mériteraient bien de sortir de l’oubli, comme les trois Brice. Cette rue qui épouse en fait pratiquement le boulevard d’Alsace-Lorraine. Ce boulevard prit son nom en 1902 lorsque qu’il s’étendit vers l’avenue de la Garenne et même vers l’avenue du Montet. Le boulevard devint ensuite boulevard Jean Jaurès sous la municipalité Mangin-Schmitt. Il fallut attendre les années 60 pour connaître avec la construction du viaduc Kennedy, la liaison avec la rue Saint-Léon.

    Pour ce qui concerne le cimetière, on retrouve les dénominations suivantes : cimetière de la Garenne sur le plan de 1850, cimetière des russes en 1866, ancien cimetière des russes en 1872, puis plus rien sur les plans postérieurs, le cimetière a disparu, remplacé par des constructions.
     
    Dernière édition: 25 Janvier 2015
  3. MamLéa

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    Le vélodrome du Montet à Vandoeuvre-les Nancy (54)

    Du vélodrome du Montet, il ne reste plus trace, sauf le nom du carrefour à Vandoeuvre et c'est bien à cet endroit que celui-ci se situait.

    Rappelons-nous que le vélocipède à pédales est une création des Lorrains Pierre et Ernest Michaux, immortalisée par une statue en plein cœur de Bar-le-Duc.

    Le développement du cyclisme a vu la naissance à Nancy de divers clubs : Véloce Club Nancéien en 1882, le Cycliste Lorrain en 1888, la Pédale nancéienne en 1893, l'Escadron Bleu un peu plus tard. Outre des courses sur route, les cyclistes se produisent alors à la Pépinière sur une "piste" qu'ils partagent avec les cavaliers.

    C'est en 1906 qu'un marchand de bestiaux, Albert Chèvre, résidant à Vandoeuvre-les-Nancy, décide de construire un vélodrome, le second en longueur après le tristement célèbre Vel d'Hiv. La piste avait 400m de long et des virages relevés à 50%.
    Outre les compétions de vélo, le vélodrome accueillit des combats de vachettes, de boxe… mais c'est le Front Populaire qui fut à l'origine de sa perte. Lors des meetings qui y furent plus nombreux à cette époque que les compétions sportives, des bagarres étaient nombreuses au point que le préfet ordonna sa fermeture en 1936.

    http://claude.fourcaulx.free.fr/mon_hist/sport100/sport100.htm

    Maurice Walterspieler qui a fait une conférence à Vandoeuvre pourrait nous en dire plus sur cet endroit… Voir l'article de l'Est Républicain du 11 janvier 2015 : http://www.estrepublicain.fr/societe/2015/01/11/maurice-walterspieler-raconte-le-velodrome

    Plan sur la photo du journal :

    Vélodrome par Maurice Walterspieler.jpg
     
    Dernière édition: 26 Janvier 2015
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  4. Bernard

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    Victor Hugo à Thionville (30 août 1871).

    Exilé de France, expulsé de Belgique, après un cinquième séjour à Vianden au Luxembourg, Victor Hugo vint, dans l’attente de jours meilleurs, s’installer, le 27 août 1871, à Altwies. Dans ce petit village frontalier situé au nord de Thionville, il séjournait « à l’hôtel de Paris » juste en face d’un débit de boisson surnommé le « café Kies ». C’est dans cet établissement qu' il se rendait tous les jours pour répondre aux missives de ses correspondants. Victor Hugo préférait écrire debout ; Mr Kies lui attribua un petit pupitre et une chaise que l’auteur refusa en souriant : « Un mauvais écrivain n’a pas besoin de chaise… merci. »

    Le 30 août 1871, le poète vint en pèlerinage à Thionville ; son père avait brillamment défendu cette ville en 1814 et 1815. La Moselle était alors sous le joug allemand et Diedenhofen avait énormément souffert des bombardements : rues encombrées de gravas, murs effondrés, maisons éventrées et incendiées. Victor Hugo fut profondément choqué par la désolation de ce triste spectacle. Il en fit trois dessins dont celui des deux tours du Château et celui d’une maison bombardée. Le troisième est un dessin à l’encre (25 X 35 cm) avec rehauts d’aquarelle sépia et bleu ciel qui représente la salle du Conseil municipal entièrement détruite et brûlée. Ce dessin que je vous ai proposé en énigme, malheureusement en noir et blanc, est à admirer au Musée Victor Hugo à Paris, Place des Vosges…

    En marge de ce dessin Victor Hugo écrivit ces commentaires :
    « Ceci est la salle des séances du conseil municipal de Thionville dans l’état où les bombardements prussien l’a mise. Toute la maison de ville est détruite. Les archives ont été brûlées. Dans cette salle qui était la grande salle de la Ville, il y avait le portrait de mon père, il a disparu dans l’incendie avec la liberté et la nationalité de Thionville. Le maire, M. Claude Arnoult, m’a raconté cela, avec les larmes aux yeux. Je lui ai dit : « je suis charmé de cette fin pour le portrait de mon père. Mon père ne devait pas être prisonnier de la Prusse, même en effigie ». Mon père a laissé une grande mémoire à Thionville. Les femmes même savent qu’il défendu et sauvé la ville en 1814 et 1815.
    J’ai dessiné cette salle le 30 août 1871, à quatre heures de l’après midi. Tout à côté est le jardin public. J’y voyais un soldat prussien en sentinelle, et pendant que je dessinais j’entendais des enfants chanter la Marseillaise. Ce seront de mauvais Prussiens.
    »

    Victor Hugo continua la visite de la ville en se rendant à l’ancienne maison habitée par son père, le général Hugo, rue de la vieille porte, dont il ne subsistaient que quelques vestiges : une porte cochère, une façade intérieure sur la cour, les écuries et une petite porte. Puis il termina sa promenade en remarquant les belles arcades de la rue de la Tour avec ses maisons à portes basses et ses tourelles rappelant cent vingt-cinq ans de domination espagnole. Il rentra le soir même à Altwies

    .
     
    Dernière édition: 4 Février 2015
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  5. jcb001

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    Georges Bassinot et les Frères Hervé, vitraillistes à Nancy

    L’atelier Hervé Frères de Nancy perpétue l’art du vitrail tant dans la restauration que la création. A la fin des années 80, ils ont repris l’atelier de Jacques Bassinot, leur cousin lui-même fils du créateur de l’atelier Georges Bassinot dans les années 1920.
    L’hôtel Foch de Nancy possède des vitraux de ce maître verrier.

    voir:
    http://www.lorrainecafe.fr/discussi...deville-lhôtel-foch-à-nancy.8222/#post-125886
     
    Dernière édition: 31 Janvier 2015
  6. jcb001

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    Le Grand-Duc Constantin à Nancy le 6 juin 1892.

    Le président Sadi Carnot (1837-1894) fait une visite à Nancy les 5 et 6 juin 1892. Il y reçoit Constantin Constantinovitch, grand-duc de Russie (1858-1915), cousin germain du tsar Alexandre III.


    Le Grand-Duc Constantin arrive presque à l’improviste après avoir demandé une entrevue avec le président Sadi Carnot ; l’entretien sera court à la préfecture de Nancy et restera secret ; entrait-il dans le cadre de la négociation de l’alliance militaire franco-russe ? Rappelons que cet accord était d’abord une coopération militaire entre la France et l’Empire russe qui sera en vigueur entre 1892 et 1917. Il y avait également un volet coopération économique et financière. Sur le plan militaire, l’accord stipulait que les deux pays devaient se soutenir mutuellement en cas d’attaque par l’un des pays de la Triple Alliance (Triplice) à savoir l’Empire allemand, l’Autriche-Hongrie et le Royaume d’Italie.
    La convention militaire secrète a été signée le 17 août 1892 soit peu de temps après la visite du Grand-Duc à Nancy. On peut donc supposer que le sujet a été abordé à cette occasion. De toute manière cette visite confortait les relations entre le tsar Alexandre III et le président Sadi Carnot.

    On voit sur la photo l’arrivée du grand-duc sur la place Stanislas et l’entrevue entre celui-ci et le président Sadi Carnot à la préfecture.
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    Le prétexte de la venue du président Carnot est de présider le concours national annuel de gymnastique. Carnot inaugure également avec Rodin et Léon Bourgeois, le ministre des Beaux-Arts, la statue de Claude Gellée dit Le lorrain, statue créée par Rodin.

    Ce sera l’occasion de nombreuses manifestations festives avec feux d’artifice, lâchers de pigeons, retraite aux flambeaux, illuminations de la ville, défilés des troupes et pour la population, l’occasion de voir le président et les élus. Enorme organisation par 14 comités de quartier (sauf celui de la Commanderie exclu pour des raisons politiciennes car le quartier est encore assez insalubre). Les étapes des voyages de Sadi Carnot sont presque toutes l'occasion, pour le maire et les représentants de l'Etat, de donner à voir un exemple local de leur politique en matière de progrès social.
    C'est particulièrement le cas pour ce qui concerne les politiques publiques visant à rendre les espaces urbains plus "hygiéniques" : mise en place d'un réseau d'égout, d'eau courante, ou encore de transports en commun. A Nancy quelque 50% des habitations sont alors reliées à un réseau d’eau courante et 80% bénéficient du nouveau réseau d’égouts. Nancy compte alors 87000 habitants dont 8000 militaires (recensement 1891).

    Le président est reçu à la gare le dimanche 5 juin 1892 par le maire et les conseillers municipaux, les députés du département, le général Brault et aussi par une foule qui couvre entièrement la place Thiers (sa statue a été érigée en 1879) et crie« vive Carnot, vive la République ! » La Marseillaise et les 101 coups de canon réglementaires agrémentent le départ de la calèche attelée de six chevaux et escortée par l’escadron du 42ème régiment de dragons tout cela sous un ciel menaçant.
    Plus d’une trentaine d’arcs de triomphe ont été disposés dans la ville et chaque fenêtre est décorée d’un drapeau ou autres fleurs. Celui du Point Central est réalisé par l’architecte bien connu à Nancy Lucien Weissenburger et fait 27 m de haut ! Acclamations tout le long du cortège ; grosse pluie, orage même au moment du discours sur le balcon de l’hôtel de ville et du défilé des troupes avec tambours et trompettes. Les sociétés de gymnastique (1) sont rassemblées boulevard Lobau, divisées en quatre groupes avec musique, tambours, trompettes et clairons en tête. Elles se dirigent vers la place Stanislas. Premier groupe, la société de Limoges et les gymnastes étrangers dont les sokols (mouvement gymnastique nationaliste tchèque) très acclamés.
    1. Jean-Jacques Ziegler, est à l'origine de la première fête fédérale en 1878. Cette fête devient ensuite l'enjeu principal de l'Union qui élit chaque année son nouveau comité directeur pour mener à bien cette opération.
    Les trajets en ville sont parfaitement étudiés
    Le cortège passe par exemple par ces lieux : statue de Jeanne d’Arc (inaugurée en 1890 dans le cadre de la lutte anti-boulangiste), statue de Dombasle, fontaine du Duc René II, Palais Ducal, place de la Carrière, place Stanislas, autant de lieux célébrant l’histoire de la Lorraine au cœur de Nancy.
    Les exercices du concours de gymnastique ont lieu en présence d’une foule énorme. Grand dîner au Grand Hôtel à l’invitation du maire Hippolyte Maringer et théâtre complètent la journée sous les acclamations des étudiants « Vive la France, Vive la République ! ». Le menu avec foie gras de Nancy, glaces Jeanne d’Arc et vin de Pagny léger et au bon goût de terroir est apprécié. A l’époque, le cercle militaire est situé dans le même bâtiment que le théâtre (MBA actuel). Le lendemain, lundi 6 juin et toujours sous une pluie battante, les autorités civiles et militaires, le clergé, la magistrature, le barreau sont reçus à la Préfecture. Puis visite de la Faculté des Sciences (Bichat président), inauguration de l’institut chimique l’après-midi, épreuves du Festival de gymnastique qui réunit entre autre les athlètes des départements libres de l’Est et remise des récompenses de la fête à la Pépinière. Enfin, le président Carnot inaugure la statue de Claude Gellée érigée dans ce parc.

    Le lundi 6 juin au matin, le grand-duc Constantin (1827-1892) deuxième fils de Nicolas 1er, envoyait une dépêche de Contrexéville exprimant le désir de venir saluer le président Carnot. C’est un précieux contact pour la conclusion d’un accord avec la Russie. Constantin arrive à 16h par train. Hymne russe à la préfecture et ovation des étudiants dans une ambiance indescriptible. L’entretien Constantin – Carnot est limité à 30 minutes, sans témoin. Première interprétation de la Marche lorraine de Louis Ganne. Une foule compacte pousse une immense acclamation « Vive la France, Vive la Russie ! » Banquet le soir à l’Hôtel de Ville puis feu d’artifice. Le lendemain Carnot part pour Lunéville et Toul où il est également reçu avec enthousiasme.

    La ville de Nancy reconnaissante à Carnot dédie la place de l’Académie après son assassinat en 1895 par l’anarchiste italien Casério.
    Le monument Carnot Cours Léopold a fait l'objet d'un descriptif par Bernard dans le thème "d'un obélisque à l'autre" en mai 2011

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    - Dessin de Victor Prouvé à l’occasion du programme de la société de gymnastique des Sokols (faucons), vedettes des épreuves de gymnastique à Nancy.
    - Manifestation près de la photo de la statue de Jeanne d’Arc pour saluer le Grand-Duc le 6 juin 1892
    - Le président Sadi Carnot dans les rues de Nancy.


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    Médaille commémorative de la venue du président Sadi Carnot à Nancy les 5 et 6 juin 1892.
     
    Dernière édition: 2 Février 2015
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  7. Bernard

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    Illustrations de gauche à droite
    - La trahison
    - Eclipse à Metz (1491).
    - Palais de Treize à Metz, siège du Gouvernement (République messine) auquel appartenait la personnalité recherchée.
    La trahison de Jean de Landremont (1491).

    Dans l’incapacité militaire de se rendre maître de Metz, forteresse imprenable, René II de Lorraine (1451-1508) décida de le faire par la ruse en soudoyant des personnalités de la cité mosellane. « La trahison de Jean de Landremont (1491) » racontée dans « Les Chroniques de la ville de Metz: 900-1552 » (1) est le récit d’un complot visant à anéantir la République messine.

    Commandité par René II, le plan consiste à faire ouvrir de nuit la porte du Pontiffroy par des complices pour faire pénétrer les troupes lorraines dans Metz. Les exécuteurs de la trahison sont Jean de Landremont, Charles de Quenelet et Jehon de Molize. Jean de Landremont cerveau de l’affaire est une personnalité messine importante, membre du gouvernement des Treize de la cité, sa famille fait partie des paraiges (2) depuis la fin du XIVe siècle. Les attributions des Treize sont très variées (3). En ce qui concerne cette affaire, nous retiendrons que trois membres du Conseil dont Landremont, sont nommés pour vérifier l’ouverture et la fermeture des portes et des grilles de la cité. Charles de Quenelet, autre messin, est un officier subalterne d’origine plus modeste, son rôle dans l’accomplissement du complot est primordial car sa fonction consiste à encadrer les soldats chargés d’assurer la garde de la porte du Pontiffroy. Quant à Jehon de Molize, Lombard d’origine et étranger à la ville, il sert d’intermédiaire entre les Messins et le duc de Lorraine. Comme bien souvent dans ce genre d’affaire seul l’appât de gain anime les différents acteurs de cette conspiration. Une rente à vie de 200 francs lorrains pour Landremont qui compte surtout sur la générosité d’Henri II une fois le complot abouti ; pour Quenelet la garde du château de Luppy moyennant des gages annuels s’élevant 150 francs auxquels il faut ajouter une prime de 10.000 florins lorsque le duc, après le massacre des Messins et le pillage de la ville, se sera emparé de la cité.

    Lire l'article complet.

    (1) « Les Chroniques de la ville de Metz: 900-1552 Par Jean-François Huguenin, Philippe de Vigneulles,Jean Aubrion,St. Thiébault (doyen de),Praillon
    (2) Les paraiges ou lignages de Metz constituent la classe héréditaire qui avait au sein de la ville le monopole des fonctions publiques dirigeantes et formait l’oligarchie urbaine de la ville de Metz au Moyen Âge et jusqu'à la fin de l'Ancien Régime.
    (3) Les Treize s’occupaient du trésor et des impôts de la cité (la bulette et la maltôte), exerçaient d’importantes fonctions en matière de police administrative, de la salubrité publique, de l’hôpital de la ville, de l’entretien des rues et des portes et comme évoqué ci-dessus de la protection et sécurité de la ville
     
    Dernière édition: 5 Février 2015
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  8. Bernard

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    Illustrations de gauche à droite et de haut en bas :
    - Incendie de Chartres (1134).
    - Chevalier borgne personnifiant Renaud 1er le Borgne.
    - Abbaye de Saint-Vanne à Verdun.


    Prise de la Tour de Verdun (1134)

    L’énigme proposée relate une page d’histoire du Diocèse de Verdun érigé au IVe siècle, à l’époque de la Gaule romaine. Après le Traité de Verdun en 843 qui scellait le partage de l’empire de Charlemagne entre ses 3 petits fils, Charles le Chauve, Lothaire 1er et Louis le Germanique, Verdun est alors intégré à la France médiane qui échoit à Lothaire 1er. Appelé ensuite Lotharingie sous le règne de Lothaire II, second fils de Lothaire 1er, le diocèse de Verdun sera rattaché en 925 à la Basse Lorraine du Saint-Empire romain germanique sous le règne d'Henri Ier l'Oiseleur...

    Au Xe siècle les évêques de Verdun reçoivent le titre d’évêques-comtes, en sont nommésprinces temporels du Saint-Empire. Astucieux montage élaboré par la cour impériale qui du même coup mettait fin aux conflits générés par les successions. En effet, avec un Évêque, on n’avait pas à craindre l’hérédité qui, à la longue, peut changer le fief en alleu. On n’avait pas à craindre les alliances de famille, les mariages, qui peuvent doubler la puissance des feudataires. L’Évêque mort, le fief faisait retour à l’Empire, qui en investissait l’Évêque successeur. L'évêché de Verdun devint alors unÉtat autonomeau sein du Saint Empire. Pour opérer cette petite révolution locale, l’empereur Othon III choisit (1), parmi les prélats de sa cour, le seigneur Haymon (ou Heimon), né en Bavière qui fût élu et sacré prince-évêque de Verdun, en 990.

    Au XIIe siècle les bourgeois de Verdun voulurent se soustraire à l’autorité de l’évêque. Ils obtinrent de l’empereur Henri IV du Saint-Empire une charte d’après laquelle la cité, devenue libre,relevait directement de l’empire. Ce fut alors la guerre ouverte entre les bourgeois et l'évêque Henri 1er de Blois qui sachant que les comtes de Bar voulaient dominer l’évêché de Verdun pour en avoir l’avouerie, fit appel à l'ambitieux Renaud Ier de Bar (1080-1149), seigneur de Mousson, de St Mihiel et de Bar-le-Duc. Un accident survenu durant son règne le fit ensuite surnommé Renaud le Borgne. Il profita alors de l’aubaine pour entreprendre une politique systématique d'encerclement ; il voulait s’installer dans la ville. Renaud possédait déjà des châteaux à Saint-Mihiel et à Dun-sur-Meuse ; son objectif était de possédait, entre les deux bourgades, ce point intermédiaire que représentait la ville de Verdun qui lui aurait permis de contrôler la vallée de la Meuse. En 1129 l’évêque Henri Ier de Blois est déposé au concile de Chalon. C’est vers cette date que Le Borgne entreprit la construction d’une tour gigantesque qui surplombait Verdun.

    C’est de cette tour dressée entre la porte Châtel et l’abbaye de Saint-Vanne que les soldats de Renaud terrorisaient la ville et ses abords. Cette période fut ruineuse pour la cité, pour ses habitants et pour le commerce car les marchands se détournèrent de la ville à cause de son insécurité. Conscients de ce danger le nouvel évêque, Albéron de Chiny ( de 1131 à 1156) et les bourgeois s’unirent à nouveau pour en finir avec le comte de Bar. Leurs armées firent le siège de la tour ; après de nombreux assauts la tour fut prise puis définitivement détruite en 1134. L’avouerie de Verdun fut retiré à la maison de Bar, en compensation Le Borgne reçu les fiefs de Clermont, Hans et Vienne, ce qui lui donnait une très forte position aux abords de la Champagne. Alors qu’il revenait de la Deuxième croisade (1147-1149) à laquelle il avait participé, Renaud disparut en mer Méditerranée en 1149.

    Au cours des siècles suivants, les comtes de Bar restèrent pour Verdun des voisins dangereux. Ils s’unirent parfois aux comtes du Luxembourg pour opprimer de concert la ville libre de Verdun. Pour se défendre contre la rapacité de leurs voisins, les évêques qui, jusqu’alors, s’appuyaient surtout sur l’empire, furent amenés à solliciter la protection des rois de France plus rapprochés. Ceux-ci, se rendant compte de la situation importante de Verdun, répondirent à cet appel. À partir de 1315, date à laquelle Louis X le Hutin y mit la première « Garde Française », l’influence de la France fit des progrès incessants. Charles VII, Charles VIII, Louis XII prirent successivement Verdun sous leur protection. Cette politique conduira au rattachement juridique de Verdun à la France en 1648, entériné par le traité de Westphalie.


    (1) En 990, l’empereur Othon III (980-1002) avait 10 ans. En réalité Haymon a été nommé par les impératrices Adélaïde du saint Empire (veuve d’Othon 1er) et Théophano du saint Empire (veuve d’Othon II) à qui avait été confiiée la tutelle du futur empereur
     
    Dernière édition: 19 Février 2015
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    La catastrophe du puits Reumaux à Merlebach :

    L’histoire du charbon en Lorraine :

    Après la perte du département de la Sarre par le second traité de Parisen 1815, la pénurie du charbon se fait rapidement ressentir par les industries de la région. Afin de s'assurer que le gisement de charbon sarrois se prolonge bien en Lorraine, des sondages de reconnaissance de sol sont entrepris dès 1816 et révèlent l'existence d'une veine de charbon à une profondeur de 65 mètres sur la commune de Schoeneck. Le 22 septembre 1818 précisément, le fonçage du premier puits de mine du bassin houiller lorrain le puits de Schoeneck, fut entrepris. Il fallut toutefois attendre 1830 avant de ramener à la lumière du jour ce minerai si précieux à l'époque. Hélas, par manque de moyens nécessaires au pompage de l'eau, les travaux d'exploitation du fond sont arrêtés six ans après. Ce fut le premier échec d'une longue série.
    Ce n'est qu'en 1856, grâce à la détermination et à l'acharnement des mineurs, ainsi qu'à l'essor des moyens industriels de pompage et d'extraction toujours plus performants, qu'une couche de charbon de 2 mètres d'épaisseur fut percée à une profondeur de 120 mètres, lors du fonçage du puits St Charles 1 à Petite-Rosselle. C'est cette date qui sera retenue, comme le début de la grande épopée de l'exploitation du charbon de Lorraine.
    Cependant en 1853, les sondages effectués entre Forbach et Creutzwald avaient déjà confirmé la présence de charbon dans le sol lorrain.
    En 1855, le premier puits est foncé dans les bois de Hochwald à Freyming. Le sondage du Hochwald pénètre dans le houillier et de 230 à 240 m de profondeur ne recoupe que du charbon. Cette épaisseur exceptionnelle est rapidement attribuée à la forte inclinaison des couches. Ce sondage venait de reconnaître les dressants de Merlebach. Une demande de concession est déposée par la Compagnie des Mines du Hochwald. Elle est accordée par décret impérial du 30 juillet 1857. A l’issue des campagnes de prospection, 9 nouvelles concessions sont acceptées et en 1858, Napoléon III annonce officiellement la découv
    erte du bassin houiller de la Moselle.
    En 1871, l’Allemagne annexe la Lorraine et les mines, et crée la Société « Saar und Mosel » qui regroupe plusieurs concessions.
    En 1918, la Lorraine est libérée et les mines retournent à la France. De 1920 à 1925, on assiste alors à l’intensification des travaux de fonçage et au développement de nouvelles méthodes et de moyens de production plus performants.
    Au total ce seront 58 puits de mines de charbon qui seront foncés entre 1818 et 1987 dans le bassin houiller lorrain. A ce jour, l’ensemble des puits ont été retraités et fermés. En 2010 il restait encore 16 chevalements visibles.


    Le puits Reumaux :

    [​IMG]

    [​IMG]
    En 1921, le fonçage d’un nouveau puits d’un diamètre de 6 m est entrepris. Il porte le nom d’Elie Reumaux, premier président du Conseil d’Administration de Sarre et Moselle décédé accidentellement. Ce nouvel outil doit faciliter l’exploitation du gisement situé au Nord du Puits 5 et permettre d’augmenter la production du siège de Merlebach de 1.3 à 3 millions de tonnes.
    En 1925, le puits est armé et le personnel intègre les nouveaux bureaux et bains douches. Le charbon produit exclusivement dans le gisement des dressants est remonté par berlines, puis traité par le lavoir de Reumaux attenant à celui de Merlebach.
    Cependant le 26 mars 1925, trois mois après sa mise en exploitation, le puits Reumaux est endeuillé par un tragique accident. A la fin du poste du matin, vers 13 h 30, une défaillance de la machine d’extraction provoque la chute de la cage. Après une course folle de 400 m, la cage va s’écraser au fond du « bougnou » avec 79 mineurs à son bord. On dénombre 53 morts et de nombreux blessés graves. Le hall des mineurs est transformé en chapelle ardente. La mémoire populaire relate qu’à la suite de cet accident, certains mineurs refusaient alors de se changer dans ces locaux.

    Le 31 mars 1925, M. Peytral Ministre de l'Industrie ainsi que toute la population du bassin participent à la cérémonie funèbre célébrée par Monsieur Pelt, Evêque de Metz.

    [​IMG]
    Sources : http://mineursdecharbonb.skyrock.com/27.html
    Brochure réalisée par le Service Communication des Houillères du Bassin de Lorraine.
     
    Dernière édition: 23 Février 2015
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    1866 à Nancy.
    Festivités liées au centenaire du rattachement de le Lorraine à la France

    [​IMG]

    Nous sommes le 14 juillet 1866 l’impératrice Eugénie de Montijo (1826-1920) et son fils le Prince Impérial arrivent à 16h40 en gare de Nancy après avoir passé la nuit du 13 au 14 à Châlons- sur- Marne. Le voyage par train Paris-Nancy dure alors 7 heures.
    Cent coups de canon et de nombreux arcs de triomphe en ville saluent son arrivée (photo). La jupe rouge en broderie de Nancy (1) venant d’un atelier de la ville est particulièrement remarquée. Les festivités (2) dureront 4 jours. Une réception est prévue à la cathédrale par Mgr Lavigerie. La place Stanislas est pleine de monde avec, en particulier, la présence de plus de mille délégués des communes. Sidérurgistes, mineurs de sel, ouvriers d’usines, élus, soldats, instituteurs,…défilent sous les balcons de l’hôtel de ville sous les yeux de l’impératrice. Le diner a lieu au Palais du Gouvernement (ou de l’Indépendance) qui appartient aux militaires depuis 1858 date de la création du gouvernement militaire de Nancy dirigé par le maréchal Canrobert.
    Après de fortes chaleurs le dimanche 14, la journée du 15 est gâchée par des pluies orageuses. Un diner est organisé dans la salle des Cerfs au Palais Ducal. Une fête populaire est également organisée avec défilé sur la Place Stanislas. Ce défilé retrace l’histoire de la Lorraine depuis Lothaire, Gérard d’Alsace, les ducs ; les artistes lorrains sont mis en valeur : Callot, Ligier- Richier, Claude Gellée,…).

    Napoléon III ne préside pas ces journées à cause de la défaite de Sadowa qui complique alors les relations internationales. Sadowa est une victoire éclair des Prussiens sur les Autrichiens ; Sadowa est aujourd’hui en République Tchèque.
    Napoléon ayant promis à Metternich de ne pas s’approcher des frontières et ayant mieux à faire avec cette situation de guerre, il délègue l’Impératrice Eugénie pour les visites de commémoration de Nancy, Lunéville et Bar-le-Duc.
    1. Quelques mots de la broderie de Nancy.
    Cette industrie commence vers 1798 ; trois maisons seulement s’en occupent en 1808. Les premiers succès sont acquis grâce à la cour de l’impératrice Joséphine qui apprécie la broderie de Nancy et lui donne rapidement une réputation internationale (New-York, Rio de Janeiro, Paris, Londres). De nouvelles maisons se créent et les dessinateurs rivalisent de talent. Les dessins se font d’abord sur les étoffes puis on utilise des planches gravées. Vers 1845, des dizaines d’ateliers existent et jusqu’à 40000 personnes seront employées à Nancy et dans les campagnes. En 1855, la broderie est la branche la plus importante de l’industrie et du commerce de la ville. Le voyage de l’impératrice Eugénie donnera une nouvelle impulsion à la fabrication de la broderie qui commence à péricliter. Il faut que la broderie de Nancy revienne à la mode et l’impératrice le veut. La maison Leborgne à Paris, première maison de lingerie, donne la mode en 1866, signe les robes et la lingerie en broderie de Nancy à partir de 75 francs la robe et fait approuver ses dessins par l’impératrice.

    2- Fêtes ayant eu lieu à Nancy les 14,15,16,17 juillet 1866.
     
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  11. Bernard

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    [​IMG]

    (de gauche à droite)
    1 : Passeport à l'intérieur. Décret du 1er février 1792 qui rétablit le contrôle interne de la circulation
    2 : Abandon du siège de Thionville (16 octobre 1792)
    3 : Louis XVI sur l'échafaud (20 janvier 1793)
    4 : Plafond de l'Opéra Garnier (Marc Chagall- septembre 1964)

    __________________________​

    Le Siège de Thionville (1792)

    Le siège de Thionville est un épisode de la guerre entre la France révolutionnaire et l’Autriche. Après la fuite manquée de la famille royale de France (20-21 juin 1791) et de son arrestation à Varennes, eut lieu une entrevue au Château de Pillnitz (Saxe) entre le roi de Prusse Frédéric-Guillaume II, l'empereur Léopold II et l'Électeur de Saxe. Cet entretien donna lieu à une déclaration commune le 27 juin 1791 ; elle exigeait des révolutionnaires français qu’ils rétablissent Louis XVI dans la plénitude de ses droits. L’autre élément déclencheur était la menace de ces milliers de Français, nobles, riches bourgeois ou bien prélats, massés aux frontières, qui avaient émigrés à l’étranger après la prise de la bastille le 14 juillet 1789. C’est parmi les rangs de ces Français, acquis à monarchie et au pouvoir absolu que sont créés les régiments de l’Armée des émigrés désireuse de combattre la Révolution de l’extérieur....

    L'Opéra.
    Le 14 juin 1793, à l'Opéra Garnier de Paris, devant une salle comble et enthousiaste, est présentée une pièce patriotique "Le siège de Thionville", drame lyrique en deux actes de Saulnier et Dutih, musique de Louis-Emmanuel Jadin, professeur au conservatoire de Paris.

    Le Cheval de bois.

    Durant les guerres de la Révolution française la ferveur était telle que les moindres faits divers survenus pendant ces conflits provoquaient des envolées patriotiques. Ainsi le Siège de Lille (du 29 septembre au 8 octobre 1792) lequel se termina par le retrait des troupes d’Albert de Saxe-Teschen du Saint Empire était surtout connu parce qu’un barbier de la ville avait fait d’un éclat de bombe ramassé dans la rue un plat à barbe. Comble de la facétie, il conviait ses clients à se faire raser à l’endroit même où était tombé le projectile !

    Pour le Siège de Thionville, c’est le « récit du cheval de bois » qui déchaina l’exaltation patriotique. L’histoire fut relatée pour la première fois lors de la séance du 27 septembre 1792 de la Convention nationale par Antoine Merlin de Thionville, député de la Moselle, qui y fit lecture d’une correspondance adressée par un compatriote assiégé : « Je vous dirai que pendant que l’ennemi faisait feu sur nous, nos citoyens étaient d’un sang froid et d’une tranquillité admirables… On a enlevé ces derniers jours un magasin de fourrages à l’ennemi. On chantait en rentrant, l’air de « Çà ira ». Les assiégés ont planté sur le rempart un cheval de bois avec une botte de foin dans la bouche, et y ont mis pour inscription : Quand le cheval mangera ce foin, Thionville se rendra ! »


    Suite du récit en cours de rédaction… :)



    (1) Le cheval de bois qui provenait d’un manège fut par la suite conservé au Musée de la Tour-aux-Puces de Thionville. Il fut brûlé par les Prussiens dès leur entrée dans la ville en 1870 !
     
    Dernière édition: 26 Février 2015
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    Traité de Lunéville (1801)

    [​IMG]
    Médaille en bronze. 42 mm. Gravée par Jean-Bertrand Andrieu.
    Buste de Napoléon Bonaparte en uniforme (G)
    La Paix debout tenant une corne d'abondance et une branche de laurier. (D)
    Traité de Lunéville signé à Lunéville le 9 février 1801 entre Joseph Bonaparte, frère aîné de Napoléon, représentant la France, et le comte Louis de Cobentzel, représentant l’Autriche.

    Le traité fait suite aux victoires de Napoléon à Marengo (14 juin 1800) et de Moreau à Hohenlinden le 3 décembre de la même année, d’où s’ensuit l’armistice de Trévise avec les Autrichiens le 15 janvier 1801. Il marque la fin de la Deuxième Coalition. Un an plus tard, l’Angleterre doit signer la paix d’Amiens (mars 1802)...

    Suite du récit en cours de rédaction… :)
     
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    Callot, Jacques (1592, Nancy-1635,Nancy). Graveur
    [L'Impruneta]. [Deuxième planche] : [estampe] ([1er état]) / [Jacques Callot]
    Nancy 1621
    Eau-forte rehaussée de burin
    H. 38,5 ; l. 66,5 cm

    [​IMG]
    Source Gallica.BNF.fr

    Chef-d’œuvre de l’art de la gravure, cette estampe constitue un précieux témoignage de la société rurale en Toscane au début du XVIIe siècle.
    Entre 1608 et 1611, passionné par l’Italie et désireux d’apprendre à graver au burin, il rejoint Rome et le graveur troyen Philippe Thomassin. Il s’installe à Florence de 1612 à 1621 et obtient en 1614 un atelier aux Offices, qui marque le début d’une période d’activité intense de sept années.

    L’Impruneta.
    Il a vingt-sept ans, il est plein de fougue et de génie; sa maîtrise est telle maintenant qu'il improvise à la pointe sèche sur le cuivre comme d'autres à la plume sur le papier. Un jour qu'il s'est égaré sur la place de l'Impruneta, il assiste à une de ces foires italiennes, de ces marchés internationaux comparables à ceux de Beaucaire ou de Troyes, où tous les peuples se donnent rendez-vous. Il est séduit par cet amoncellement énorme d'êtres, par ces tentes primitives faites de toiles étalées sur des bâtons , dans lesquelles vivent les marchands nomades. Çà et là, au pied des grands arbres séculaires de la place, les comédiens de passage ont installé leurs tréteaux; les guérisseurs, les arracheurs de dents font la parade devant les paysans flâneurs ou les seigneurs en carrosse égarés dans la bagarre. Tout un océan de petites têtes humaines agitées d'intérêts divers se pressent, courent à leurs affaires; chacun traduit sa volonté par des gestes, s'éloigne ou se rapproche en des milliers d'attitudes. C'était bien un peu, mais avec le cosmopolitisme en plus, les foires lorraines. Jacques Callot se sentit ému de cette fourmilière humaine, et sans rien décider encore il se prit à crayonner ces types nerveux et simples que les grands artistes dédaignaient connue un troupeau négligeable. Réunies entre elles, les esquisses formèrent bientôt les éléments d’une sérieuse étude qu’il se résolut à mettre au net sur le cuivre. Les nostalgies du pays natal lui étaient revenues, il s'apprêtait à reprendre bientôt la route de Nancy avec un gros bagage de renommée. Il voulut que la foire de l'Impruneta consacrât sa réputation.
    Il en fit un chef- d'oeuvre,une perfection dans l'effet général et dans le détail. Il est certain qu'on peut regarder longtemps cette admirable page sans le moindre ennui; c'est la nature elle-même qui se meut et qui passe.
    Pour l’anecdote, on a dénombré sur la gravure 1138 hommes et femmes camelots, aubergistes, joueurs de quilles, musiciens, charlatans,…, 4 chevaux, 77 ânes ou encore 137 chiens. Un véritable travail de précision….et les chiffres varient d’une référence à l’autre. A vous de compter !

    Le 25 mars 1620, lors de la fête de l’Annonciation et du jour de l’An florentin, Callot offre au Grand Duc Cosme II de Médicis L’Impruneta. D’une grande complexité et d’une précision remarquable, l’estampe montre un vaste aperçu de la foire très fréquentée par les Toscans qui se tient tous les ans, à la Saint-Luc, entre le 15 et le 19 octobre, à Impruneta, bourgade située à 12 km au sud de Florence.
    Cosme II lui prodigua des compliments très flatteurs et attacha sur sa poitrine les insignes des son ordre; les amateurs se disputèrent les premières épreuves avec une âpreté dont nos collectionneurs modernes donnent à peine l'idée.

    Callot grave deux matrices de L’Impruneta : une première, à Florence, aujourd’hui conservée au Musée lorrain, et une seconde, après son retour à Nancy, entre 1621 et 1623.

    Si vous avez envie de découvrir les œuvres de Jacques Callot, ses estampes sont exposées au Musée Lorrain et au Musée des Beaux-Arts de Nancy
     
    Dernière édition: 27 Février 2015
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  14. Bernard

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    Nicolas Cordier, sculpteur (1567-1612).

    [​IMG]

    Illustrations :
    1 : Les papes Clément VIII et Paul V, mécènes et commanditaires de l’artiste.
    2 : Les 3 Grâces, indice donnant la dénomination exacte d'une oeuvre majeure réalisée par l'artiste.
    3 : Massacre de Nîmes en 1567, année de naissance de l'artiste.
    4 : Devise de l'Académie de Saint-Luc de Rome où l’artiste fut admis en 1604.

    Trois photos (1-3-4) dont on peut connaître le contenu par une simple recherche Google et une (2) pour faire fonctionner un peu les méninges.
    Bref de quoi résoudre l'énigme les doigts dans le nez... :)

    Présentation de l'artiste en cours de rédaction...
     
    Dernière édition: 1 Mars 2015
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    Le premier courrier officiel par aéroplane. 27-28 et 31 juillet 1912. Ce vol préfigure le service postal aérien en France.

    C’est de ce terrain de courses de Jarville que le mercredi 31 juillet de la même année, on assiste au départ à 7h15 d’un vol de 17 minutes transportant du courrier entre Jarville et le Champ de Mars de Lunéville. Le vol était initialement prévu le 28 mais remis au 31 compte-tenu du mauvais temps. L’aller-retour dure 56 minutes, remise du courrier incluse.
    Les sacs postaux ont été remis contre reçu au receveur des postes, et après s'être entretenu pendant quelques instants avec les officiers de la garnison venus pour assister à son atterrissage, le lieutenant Nicaud ( photo ci-dessous) reprenait la voie des airs et à huit heures douze était de retour à Jarville. Le courrier avait été marqué les 27 et 28 juillet à la poste de Nancy d’une vignette de couleur blanc-bleu clair, vignette spéciale dessinée par Emile Friant.

    Ce « timbre semi-officiel » représente un vol d’hirondelles saisissant le courrier que leur remet un aviateur, en l’occurrence le lieutenant Nicaud du centre d’aviation de Verdun qui est assisté d’un mécanicien, le sapeur Million. Trois sacs postaux se répartissent les 50 kg de courrier.
    Le tirage de la vignette est de 50000, vignettes vendues au profit de l’aviation militaire mais seules 14700 seront achetées, les invendues seront surchargées d’une croix rouge en 1914 (photo ci-dessous) et vendues au profit de cet organisme.
    1er jour : 28 juillet 1912

    [​IMG]

    [​IMG]
    Les trois timbres relatifs à l’évènement : 1912 (avec teinte originale), 1992, 2012 ;
    En 2012, un timbre célèbre cet évènement, en voici les caractéristiques :
    Création graphique de Jame’s Prunier
    Gravé par Marie-Noëlle Goeffin
    Oblitération illustrée 1er jour à Paris au «Carré d'encre», Lunéville, Nancy et Tomblaine (Meurthe-et-Moselle)
    Premier jour le 28 juillet 2012
    Vente générale le
    30 juillet2012
    Valeur faciale : 3,00 €
    Timbre Dimensions totales 47x27 mm
    Couleur: polychrome
    Imprimé en procédé mixte taille douce/offset à 40 timbres par feuille
    Emis à 2,5 millions d´exemplaires


    La lettre « premier jour » de 1912 et un agrandissement:
    Un monoplan « Alouette » survole le champ d’aviation de Jarville en direction de Lunéville, au loin apparaissent les tours de la Basilique de Saint-Nicolas-de-Port, les cheminées de l’usine Solvay de Dombasle. De l’avion, un facteur distribue des lettres aux hirondelles, clin d’œil de l’artiste Emile Friant, l’un des plis lui est adressé.

    Le lieutenant Nicaud lors d'un autre meeting.
     
    Dernière édition: 2 Mars 2015
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  16. Bernard

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    Les quintuplés de Nancy (1978)


    [​IMG]

    Illustrations de gauche à droite :

    1 - Naissance = objet de l'énigme
    2 - Attentat du château de Versailles = indique la date (1978)
    3 - 5 doigts = objet de l'événement (quintuplés)


    Maud, Anne, Luc, Gilles et Marc les quintuplés de Nancy.

    Le 9 juin 1978, à Nancy, naissaient les premiers quintuplés français vivants. Une prouesse médicale pour l’époque réalisée à la maternité régionale Adolphe-Pinard de Nancy par l’équipe du Professeur Vert…

    Suite en cours de rédaction... :)
     
  17. MamLéa

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    Jojo Bangui (1951)-Nancy (2012)

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    3 indices : une pépinière, une grimace, une cigarette... les 2 premiers suffisaient pour découvrir qu'il s'agissait du singe "Jojo", en cage au zoo de la Pépinière à Nancy.

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    Crédit Photo : Ville de Nancy/DR (Photo visible sur Loractu et sur Mylorraine


    Jojo est né à Bangui, en Centrafrique, le 28 juin 1951. Il est confié au zoo de la Pépinière de Nancy en 1963 et sera exhibé dans une cage, dans des conditions qui heureusement n'ont plus cours, en présence temporaire de compagnes et compagnons de son espèce.

    Le chimpanzé a amusé les enfants, ou fait pitié à plusieurs générations de visiteurs dont certains ne lui offraient pas que des bananes, en témoigne les cigarettes qui faisaient l'hilarité des gens quand il tirait dessus.

    Sa mort naturelle survient le 20 février 2012.

    Un an plus tard, il réapparait au musée de zoologie rue Sainte Catherine, après être passé dans les mains d'un taxidermiste.

    Après plus de 60 ans d'existence, Jojo aurait été le plus vieux chimpanzé en captivité d'Europe.



    Il n'y a plus d'animaux en cage au zoo de la pépinière, mais il y a encore des singes macaques vivant sur un rocher en béton.


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    Jojo vu par les dessinateurs (BD, enfants) - dessins exposés en 2013 sur sa cage et dans l'enceinte à l'arrière
     
  18. Bernard

    Bernard Lorrain(e) accro

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    1 - 1976, année du premier tirage du Loto.
    2 - Traction avant, véhicule ayant occasionné l'accident.
    3 - Train de marchandises, étant tombé dans le canal de la Marne au Rhin après la collision.

    Accident ferroviaire de Bar-le-Duc (18 mars 1976)

    Le 18 mars 1976 un train de marchandises percutait une Traction avant, et venait percuter ensuite un pont avant de tomber dans le canal de la Marne au Rhin.

    Reportage vidéo FR3

    A 2h30, à Bar-le-Duc, Gérard Gasson aborde un virage avant le passage à niveau de la ligne Paris-Strasbourg. Il ne prendra jamais ce virage et sa voiture s'immobilisera sur les rails sans pouvoir ni avancer ni reculer…Gérard se précipite sur le téléphone de secours mais il est trop tard, un train passe et c’est la catastrophe. Le conducteur du train et son accompagnateur s'en tireront avec des côtes cassées et un bras dans le plâtre.

    A Bar-le-Duc, on fait les comptes ! La SNCF a vu s'engloutir dans le canal, une locomotive de 4 millions de francs, 12 wagons d'une valeur de 150.000 francs pièce, plus le prix d’un train complet de futs de bière et de boîtes de potages transportés.

    A ces pertes s'ajoutent les frais annexes : le dégagement du train, la réfection de la voie et du pont, la déviation du trafic ferroviaire, l'arrêt de la navigation fluviale, l’assèchement et le dragage d’une partie du canal . Même la société de pêche à la ligne de Bar-le-Duc a réclamé 2000 francs de dommages et intérêts pour les 100 kg de goujons morts d'avoir absorbé trop de bière et de potage.

    Le record du préjudice financier, 3 milliards de francs (19 millions d’euros) pour un sinistre rail-route sans victime reste à ce jour imbattu !

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  19. jcb001

    jcb001 Lorrain(e) accro

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    Léon Husson

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    Portrait de Léon Husson et la Place Stanislas (huile sur toile 1947)
    Sur 530 toiles réalisées par L. Husson, 53 sont consacrées à la Place Stanislas.
    Illustration relative au projet de rattachement à Nancy des banlieues Laxou, Villers- les- Nancy et Vandoeuvre.
    Léon Husson croquant l’occupant : « Leurs derniers beaux jours" (huile sur toile 1941)

    Léon Husson (Circourt-sur-Mouzon 1898- Laxou 1983)
    "Je m’appelle Léon Husson, je suis né en 1898 près de Neufchâteau à Circourt-sur- Mouzon. J’ai appris le dessin tout seul vers l’âge de 10 ans en copiant les images rapportées à la maison par mon père qui avait été coloriste chez Pellerin à Epinal." (Roland Conilleau en 1996, ami de L. Husson)

    Léon Husson commence comme apprenti peintre décorateur sur statues religieuses à 13 ans, devient peintre en bâtiment avant d’être soldat en 1917. En 1923 il entre dans l’entreprise de Victor Idoux dénommée « Art et Publicité » en tant que dessinateur publicitaire (étiquettes de fromages, publicités diverses, affiches. Puis L. Husson créé son entreprise dans le domaine de la publicité et de l’illustration dans les journaux, revues,…Il décore la piscine de Nancy-Thermal (décor disparu). En parallèle, il peint et fait des aquarelles : Nancy, Laxou,…sont représentées.
    (Source : Conilleau Roland, Léon Husson. Peintre de la Lorraine, Sarreguemines, Editions Pierron, 1996)

    Une exposition lui sera consacrée à Léon Husson à Laxou en octobre 2014, « Léon Husson, peintre et soldat lorrain de la grande guerre":
    « Le soldat Léon Husson véritable reporter de guerre avant l'heure, a crayonné, à même la tranchée, nombre de croquis et de dessins saisissants glanés sur le terrain des combats.
    Un témoignage qui dépasse la seule valeur symbolique mais correspond, en fait, à une sorte de grand reportage sur la guerre de nos grands-pères : la longue et terrible guerre 14-18 ».

    02/11/2014
    L’Est Républicain lui consacre un article sur le projet de rattachement avait divisé les populations entre ceux en faveur et ceux opposés (voir l’illustration).

    « Et si les territoires de Laxou, Vandœuvre et Villers-lès-Nancy étaient annexés par Nancy ? Cette idée a provoqué « un coup de tonnerre dans les milieux politiques communaux au début du siècle dernier », raconte Pierre Baumann, conseiller général et passionné d’histoire. »
    Nous sommes le 26 septembre 1930. Le maire de Nancy, Joseph Malval, avec l’appui de son conseil municipal, demande solennellement le rattachement à la ville de Nancy d’une grande partie des territoires des communes de Laxou, Villers et Vandœuvre.
    « Le 25 octobre 1930, le préfet prend un arrêté pour que soit procédé une grande enquête commodo et incommodo (qui cherche les avantages et les inconvénients) sur ce rattachement.
    Les conclusions sont connues moins d’un mois plus tard. Le 17 novembre, l’enquête aboutit en effet à ce qu’« aucune opposition ayant un intérêt n’a été formulée contre le projet de rattachement ». Le commissaire enquêteur formule alors comme avis « qu’il y a lieu de donner une suite favorable » à ce projet.
    L’initiative de Nancy va alors se heurter à l’obstruction systématique des municipalités. Le peintre et caricaturiste laxovien, Léon Husson, raille le projet d’un coup crayon aussi bien senti (notre illustration) qu’assassin. La population des communes est divisée entre ceux qui aspirent à être rattachés et les autres qui revendiquent leur indépendance.
    Face cette rébellion, le préfet riposte. Il nomme des « délégués spéciaux » pour organiser la consultation électorale ». L’affaire traîne. « Un an plus tard, le comité syndical élu sur le territoire de Laxou émet, le 8 octobre 1931, un avis défavorable à l’annexion », rapporte Pierre Baumann.
    À Villers, le comité se prononce pour et entre en conflit ouvert avec le maire. Finalement, avance encore Pierre Baumann, « après de nombreux recours, administratifs, juridiques, politiques qui marqueront profondément cette époque, le ministère de l’Intérieur interviendra et rejettera le projet de rattachement… ». Alexandre Poplavsky (ER)
     
    Dernière édition: 14 Mars 2015
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  20. Bernard

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    La bataille de Montfaucon d'Argonne (888).


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    La bataille de Montfaucon d'Argonne qui opposa le 24 juin 888 les Normands et les troupes d’Eudes 1er roi des Francs est un des nombreux conflits armés qui jalonna la période des invasions Vikings en France….

    Suite en cours de rédaction… :)
     

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